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Débuter / Technique

Construction

fuselage_1Un fuselage bois pour birotor

 

L’évolution de notre pratique du modélisme, que nous soyons débutant ou expérimenté, conduit naturellement à nous dépasser, dans la technique du pilotage comme dans la conception ou la customisation des modèles. Avec la sortie du Hors Série HELICO RC dédié à la maquette d'hélicoptère, nous vous offrons, avec Patrice, une variante de modèle pour sortir des sentiers battus. Transmutation !

 

 

 

 

 

 

 

Hors des sentiers battus

 

Laissez libre cours à votre imagination créative ! L’exemple du KA 226 devrait faire des émules et favoriser la naissance de modèles particuliers, personnels, uniques, nés de bois, de fibre ou de plastique, l’adaptation de maquettes statiques étant également une variante intéressante pour les développements qui suivent. Ames sensibles, s’abstenir : nous pénétrons l’antre captivante de bien étranges mutants !

 

Voyons grand !

 

fuselage_3Le modèle grandeur est un hélicoptère à rotor contra-rotatif fabriqué en Russie par Kamov. HELICO RC s'est souvent fait l’écho de ce type de mécanique lors des reportages sur Jet Power, notamment (in HELICO RC n°6 et n°7). Le modèle qui nous intéresse ici est le KA 226, hélicoptère pour missions de transport, sanitaires, voire d’épandage. C'est une machine polyvalente. Les plus curieux pourront visionner des vidéos du grandeur en suivant les liens :

 

www. youtube.com/watch?v=JLpQVUG1gqg&fea ture=related ou encore www.youtube.com/watch?v=MZZX-XjssDY&feature=related.

 

 

Les débutants et les autres !

 

fuselage_2Nul besoin d'être débutant pour succomber à la mode du bi-rotor, aisé de pilotage et propice aux petits délires en vol intérieur. Ce type de machine se pilote facilement dans un petit espace et n’est pas dangereux. C’est un vrai plaisir que de se poser sur la table, lors d’un dîner !

Maquettiste dans l’âme et pilote grandeur de surcroît (voir essai, Schweizer 300 Vario, in HELICO RC n°7), j’ai transformé mon bi-rotor, un « Lama Hirobo », en Kamov 226, le plus représenté dans la technologie du rotor coaxial. Ce dernier m’a semblé le plus indiqué eu égard à sa forme idéale pour recevoir la mécanique et l’accu. Pour information, sur le grandeur, le caisson arrière est dédié au transport sanitaire. Ce caisson peut être déposé en fonction des missions… et pour charger l'accu !

 

Une construction balsa !

 

Après démontage de la carrosserie du Lama, la photo du modèle grandeur récupérée sur l’Internet est imprimée (photo 1) à la bonne échelle par rapport à la mécanique et ses pales (photo 2). La photocopieuse permet Bdes agrandissements pour trouver la bonne proportion et insérer au mieux mécanique et accu (photo 3). Le contour central est découpé dans du balsa dur 20/10 (photo 4). Ensuite, une planchette de balsa 100/10 d’un mètre de long sur 10 centimètres de large est acquise chez un détaillant modéliste. Il existe des blocs de balsa, mais les planchettes sont plus aisées à évider symétriquement qu'un bloc à creuser. Cette planchette de balsa tendre suffi t à découper les quatre morceaux intérieurs. Les flancs extérieurs sont réalisés en balsa moins tendre.

Avec deux écrous, les six morceaux (4 + 2) sont assemblés avec le profil déjà réalisé (photo 5) pour la mise en forme (photo 6).

Les verrières sont alors tracées (photos 7+8). Le ponçage est réalisé avec des limes et de papier de verre avant façonnage de la forme extérieure définitive (photo 9). Les éléments démontés, le résultat est intéressant (photo 10). Au préalable, il est judicieux d'agrandir la taille du caisson arrière pour prévoir la découpe d’un bon millimètre qui sera perdu en matière (photo 11). On attaque ensuite l’intérieur du fuselage et on trace la matière qui sera supprimée (photo 12). Avant de travailler avec la « petite » scie sauteuse et la lime, il faut ménager les trous dans les arrondis (photo 13). Au final, seules les deux plaques extérieures sont intactes (photo 14). Il faut ensuite préparer les autres pièces : train d’atterrissage, dérive, avec des chutes de balsa (photo 15) avant d’assembler le tout et de coller les plaques entre elles à la colle à bois parcimonieusement appliquée à la spatule. Les éléments du fuselage sont maintenus à l’adhésif pendant environ deux heures, à température ambiante. A l’issue, nouveau ponçage de finition (photo 16) puis découpage du capot supérieur avec une mini-scie à main (photo 17) et évidement du plancher pour installer la mécanique (photo 18). Une lime ronde et une autre plate suffiront à l’ajustage de la forme de la mécanique Hirobo (photos 19 et 20). Ces ajustages effectués, mettre en place les deux goujons sur le caisson arrière pour son démontage rapide afin de changer l’accu. Une vis fixe le tout (photos 21 et 22).

Le train d’atterrissage est composé de quatre roues à deux échelles différentes. Chaque jambe arrière est composée d'une jambe principale en balsa dur et de deux contre-fiches en « cure-dents » collées sur les deux petites ailes de train (photos 23 et 23bis). Pour avoir du beau et du costaud, les supports de roues ont été taillés dans une petite plaque alu et assemblés avec deux petits ressorts. Les axes de roues en carbone sont collés à la cyano.

 

 

« Autorisé au décollage »…

 

fuselage_4Nous sommes parés pour le premier vol (photo 24). L’accu Li-Po 7.4V 1050mAh rechargé, initialisation de la radio et gaz ! En vol, la machine est aussi stable qu’auparavant mais pêche par un manque de puissance et une hauteur de vol limitée. Les 28 grammes supplémentaires tirent sur la mécanique Hirobo… Il faut se rendre à l’évidence : ce formidable Lama ne supporte pas une de masse supplémentaire (voir comparaison des deux fuselages, photo 25).

Heureusement, nous avons eu la chance de gagner à un concours du club de l’AMCY un bi-rotor Lama V4 ESKY ! Une aubaine ! Changement de mécanique du Kamov. Cette machine plus récente, plus puissante, a permis la mise en peinture… après apprêt du balsa au Sintofer de finition, étalé avec le doigt sur le fuselage puis finement poncé. C’est la phase la plus pénible qui représente un quart des heures passées sur ce modèle.

Trois couches de peinture en bombe sont passées avant pose des adhésifs à masquer (photos 26 et 27). Les fenêtres sont en adhésif noir (photo 28). Le modèle est enfin remonté avec sa nouvelle mécanique « Lama V4 » (photo 29) de taille similaire à celle du Lama Hirobo. Il a cependant fallu créer une petite platine alu pour la fixer en partie basse (photo 30). La fixation haute a été implantée sous le capot supérieur à l’aide d’une tige carbone.

Pour achever la finition « maquette », des stickers Russes en décalcomanies ont été réalisés (RD-Maquette et Internet). Le résultat est très sympa (photo 31).

 

Essais : phase 2 !

 

Finalisé, le Kamov 226 offre une puissance satisfaisante, un comportement en vol très sain. Pilotage maquette sans trop de vitesse, ces machines n’aimant pas les virages à grande inclinaison. Conservez de la douceur pour un pilotage réaliste et préservez des chutes la carrosserie en balsa. Et quel plaisir de se poser en douceur puis de poursuivre en roulant !

 

Épilogue

 

Le projet est abouti ! Il vous reste à faire de même ! Nombreux sont les sujets intéressants, peu exigeants en temps. Le Kamov 226 a nécessité dix jours de travail à temps perdu pour 25 heures de travail et un budget mini (15€). Un plaisir accessible à tous, donc ! A bientôt, sur une rencontre indoor, avec un hélicoptère bi-rotor, Russe, bien sûr !

 

Bons vols !

 

 

Article HELICO RC N°8

Commander

 

Administrateur 1| 27 Juin 2012