Mon compte

Nouveau numéro

Pratique / Pratique

« Bien choisir son hélicoptère… et le reste » !

Débuter en Hélico RCSi le modéliste débutant a souvent tendance à focaliser le choix de son matériel sur la machine par elle-même, nous allons vite réaliser, dans cette deuxième chronique, que le matériel et les équipements revêtent un caractère tout aussi essentiel… Article en plusieurs parties qui sera publié en plusieurs parties sur le site Hélico RC...

 

 

Quel émetteur ?

Le choix de l’émetteur (radio) est essentiel : il servira sur tous vos modèles. Le choix est vaste, pour tous les goûts et budgets.

Pour tout hélicoptère, une radio 6 voies est un minimum. Une radio 8 voies offrira de futures options tel le gouverneur pour gérer le moteur avec un régime constant, gage d’une meilleure stabilité. Les adeptes de la maquette utiliseront les voies supplémentaires pour manœuvrer un train rentrant, commander des jeux de lumières, etc. Vous choisirez une radio programmable pour accéder à des fonctions complexes, des mémoires, pour enregistrer les réglages de vos machines. Ce sera le cas de la course maximum des servos, de leur neutre, de leur vitesse de déplacement, des fonctions d’adoucissement du pilotage, des réglages de phases de vol (vols normal, stationnaire, translation, 3D), le choix de plateau cyclique (un, deux ou trois points) et bien d’autres fonctions encore. Nous y reviendrons.

Les émetteurs avec un écran ne sont pas des gadgets : ils permettent d’afficher les réglages choisis via des menus détaillés. Ces écrans facilitent les réglages. Plus la radio sera performante plus l’hélicoptère sera facile à régler…

Vous choisirez le mode d’émission : FM ou 2.4GHz. La « FM » existe depuis des années. Elle a évolué avec les systèmes à synthèse de fréquence qui s’affranchissent de quartz (une paire de quartz = une fréquence radio). La radio permet alors de programmer la fréquence désirée dans toute la gamme autorisée en France (25MHz 35MHz 40MHz 41MHz et 72 MHz). Les plus utilisées sont les 41MHz et 72 MHz. Volant en club, vous veillerez à avoir une fréquence différente de celle des autres pilotes pour éviter les perturbations, causes de crashes. Il faut toujours vérifier que votre fréquence est libre ou encore utiliser un scanner pour vérifier les fréquences utilisées à proximité avant d’allumer votre émetteur.

La nouvelle technologie 2.4 GHz permet à environ 40 pilotes de voler simultanément sans perturbation ou « tops radio ». C’est une belle marge de sécurité.

En « FM », une fréquence unique varie selon le quartz choisi. Le brouillage est possible par un autre utilisateur simultané de la même fréquence. Le 2.4GHz change de fréquence toutes les fractions de seconde et adopte la meilleure en temps réel. Un brouillage est virtuellement impossible...

 

Electrique ou thermique ?

Les machines électriques sont plus silencieuses. Il est donc plus facile de voler proche d’habitations, en respectant les distances de sécurité. Ces hélicoptères sont aussi plus propres après un vol. Les réglages du moteur sont aussi plus aisés avec des réglages à partir de l’émetteur ou du contrôleur. Exit le rodage du moteur, la vis pointeau du carburateur pour régler l’alimentation en carburant selon la température extérieure. Le démarrage est immédiat, sans démarreur. Le moteur ne cale au bord de la piste... Avec la solution électrique, la caisse de terrain est allégée de la pompe pour remplir le réservoir, du bidon de carburant, du lanceur, de sa batterie 12v alimentant démarreur, chauffe bougie, bougie incandescente qui enflammera le carburant.

En revanche, les modèles « électriques » nécessitent des accus Li-Po (Lithium Polymère), plus ou moins onéreux selon la taille de l’hélicoptère. Ces accus doivent être régulièrement renouvelés. Les modélistes en possèdent au moins trois pour trois vols par séance. La charge de ces accus est le plus souvent effectuée à la maison. Les Li-Po n’aiment pas le froid. Il est utile, en hiver, de les réchauffer dans vos poches avant de voler. Enfin, seuls les hélicoptères électriques sont autorisés en indoor (en intérieur) car sans rejet de fumée. Le vol en intérieur est réservé aux hélicoptères de petite taille, de classe « 450 » (70 cm diamètre rotor) maximum.

Le thermique offre une autonomie attractive de 12 à 15 minutes en vol normal pour un plein de carburant, contre 9 à 10 mn en électrique avec un accu Li-Po. Vous ferez 6 à 8 vols en sans recharger l’accu de réception. Cette plus grande autonomie autorise plus de vols par séance. L’apprentissage du pilotage s’en ressent d’autant.

La gamme d’hélicoptères thermiques est très variée. Nombre de marques se partagent le marché. En outre, certains modèles thermiques sont convertibles en électrique (voire au réacteur !).

Côté consommation, l’électrique impose un investissement immédiat dans un stock d’accus Li-Po 6s (six éléments d’accu connectés en série) de 4000 mAh de capacité à environ 200 € pièce qui sera renouvelé tous les 150 à 200 cycles (charge-décharge) en moyenne. Un équipement de trois accus Li-Po impose de débourser environ 600 € pour 450 à 600 vols de 9 à 10 mn.

Le thermique s’affranchit d’un investissement initial muté en achat régulier de carburant. Pour un hélicoptère classe « 50 », il faut compter 35 € pour 5 litres de carburant et une quinzaine de vols. Comptez deux bidons par mois (70€) pour une trentaine de vols, soit environ 360 vols de 12 à 14mn par an pour environ 840 €. Certains apprécieront de voler avec le feulement du moteur 2 temps, l’odeur du carburant, composantes du plaisir modéliste.

L’idéal est finalement de posséder un « électrique » et un « thermique » pour alterner les vols et voler en intérieur comme en extérieur…

 

Les différentes classes d’hélicoptères

Les hélicoptères thermiques sont classés dans quatre grandes catégories (classes 30/50/60/90) selon la puissance du moteur, la longueur des pales. La classe « 30 », plus adaptée aux débutants, est la plus petite avec des pales de 55 cm chacune. Vient ensuite la classe « 50 » avec 60 cm de pales : la voltige, le vol 3D sont possibles pour un pilote qui maîtrise bien l’hélicoptère. Les classes « 60 » et « 90 », avec respectivement 65 cm et 70 cm de pales, s’adressent à des pilotes très expérimentés.

Pour les électriques, nous commençons avec de très petites tailles et trois types de rotors. Les birotors sont auto-stabilisés grâce aux deux rotors contra rotatifs qui contrent le couple de renversement et évitent que l’hélicoptère ne tourne sur lui-même. Viennent ensuite les hélicoptères à pas fixe : l’hélicoptère monte et descend par variation du régime de rotation du rotor principal. Sur les machines à pas variable, enfin, l’angle d’incidence des pales crée une portance qui fait monter ou descendre l’hélicoptère.

Les mini-hélicos et autres jouets de bureau, bien que très amusants et parfaitement conçus, n’ont toutefois pas les mêmes possibilités de déplacement que les hélicoptères radio-commandés.

 

Classes et kits… de classe !

Les classes d’hélicoptères sont ainsi répertoriées :

 

  • Classe 100 : pales de 10 cm

  • Classe 250 : pales de 20 cm

  • Classe 450 : pales de 32 cm

  • Classe 500 : pales de 42 cm

  • Classe 550 : pales de 55 cm. Correspond à un modèle thermique de classe « 30 »

  • Classe 600 : correspond à la classe « 50 » en thermique

  • Classe 700 : correspond à la classe « 90 », également en thermique.

 

Existent aussi des tailles intermédiaires dans les petits hélicoptères, à pas fixe et birotors. Plus la machine est petite, plus elle sera difficile à stabiliser et à maîtriser. Les classes inférieures à la classe 450 sont difficiles d’approche pour les vrais débutants, sauf pour les surdoués entraînés au simulateur. Les autres s’essaieront sur des birotors qui donnent quelques sensations de pilotage proches de celles d’un hélicoptère à pas fixe ou variable. Ils sont plus abordables financièrement, plus faciles à faire voler car auto stabilisés par leur double rotor. Toutefois, le pilotage diffère légèrement et les possibilités sont réduites. Avec un birotor, pas de vraies translations mais des déplacements latéraux et changements de caps sur un plan horizontal. En outre, dès que l’assiette (position par rapport à l’horizon) de l’hélico quitte l’horizon, il s’auto cabre pour revenir à plat. Dès lors, seuls les déplacements à petite vitesse sont possibles.

Pour débuter, je vous conseille donc, en électrique, un hélicoptère de classe 450 minimum tels le T-REX 450, le MINI TITAN ou l’OUTRAGE 450 pour un budget de 300 € à 400 €. L’idéal reste un « 500 » au budget un peu plus élevé (450 € à 550 €, hors accu Li-Po).

Pour un thermique, la classe « 30 » avec les Raptor 30, Caliber 3 ou 30, est la plus adaptée au débutant. Comptez 600 € à 700 €. Il est aussi possible de débuter avec un « 50 » en réglant les commandes moins mordantes. Une fois le modèle maîtrisé, vous retrouverez les réglages initiaux pour apprécier les possibilités de l’engin ! Budget de 900 € à 1500 €.

De nombreux « Combos » (boîtes de construction ou modèles pré-montés) sont vendus complets, montés et réglés en usine. Ce sont des « Ready to fly », RTF, « Prêts à voler », de taille inférieure ou égale au « 450 ». Le choix de l’électronique est imposé par le fabricant. Budget de 150 € à 300 €.

Enfin, les kits : les pièces sont fournies à assembler. Les kits sans électronique permettent de composer soi-même sa machine. Peu aisé pour un débutant, mais accessibles à qui aime la mécanique et veut comprendre le fonctionnement. Il existe beaucoup de kits d’hélicoptères, sans électronique, où l’on compose seul sa machine. Le choix des éléments, très variés, peuvent dérouter, les fabricants rivalisant d’idées et de produits !

A suivre

Administrateur 1| 23 Décembre 2010